Version française :
Comment pourrait-on, sans rougir, accorder foi à ces fables que les poètes nous présentent comme des vérités sacrées ? Jason et ses Argonautes, nous dit-on, ont traversé mille dangers pour voler une toison d’or gardée par un dragon ! Mais où est la raison ? Où est la vraisemblance ? Un bélier volant, une toison aux pouvoirs magiques, un dragon insomnable — tout cela n’est qu’un tissage de mensonges, conçu pour émerveiller des enfants et non pour convaincre des esprits éclairés. Homère et ses émules, ces maîtres de l’artifice, osent-ils vraiment nous faire croire que des héros, aussi courageux fussent-ils, auraient pu accomplir de telles folies sans l’intervention des dieux ? Non, je ne puis tolérer qu’on insulte ainsi notre intelligence en nous présentant pour réalité ce qui n’est qu’un rêve fiévreux, né de l’imagination débridée des chanteurs. C’est contre cette imposture que je lève aujourd’hui la voix, pour défendre la vérité contre les chimères des poètes.
Version grecque (dialecte attique, inspiré de Démosthène) :
Πῶς ἄν τις ἀλογίστως πιστεύοι τοῖς ποιηταῖς, οἳ τὰς ψευδεῖς αὐτῶν πλάσματα ὡς ἱερὰς ἀληθείας προβάλλουσιν; Ἰάσωνά τε καὶ τοὺς Ἀργοναύτας διὰ μυρίων, φασίν, κινδύνων διελθόντας χρυσόμαλλον δέρμα δράκοντος φύλακα κλέψαι; ποῦ δὲ ὁ λόγος; ποῦ τὸ εἰκός; κριοῦ πτηνοῦ μῦθος, δέρματος δυνάμεις μαγικάς, δράκοντος ἀκοιμήτου φύλαξ — πάντα ταῦτα οὐκ ἄρα ψεύδη ἐστὶ πεπλασμένα παισὶ θαυμάζειν, οὐκ ἀνδράσι πειθόμενον; Ὅμηρος καὶ οἱ ἐκείνου μιμηταὶ, τῆς ἀπάτης ἄρχοντες, ἆρ’ ἐτόλμησαν ἡμᾶς πείθειν ἥρωας, κἂν ἀλκιμώτατοι ὦσιν, τοιαῦτα ἄνευ θεῶν ἐργάσασθαι; ἐγὼ δ’ οὐκ ἂν ἐπιτρέψαιμι τὴν ἡμετέραν διάνοιαν ὑβρίζεσθαι ὀνειράτοις πυρετοῖς, οἷς οἱ ἀοιδοὶ τεκμαίρονται. κατὰ τούτων τῶν ἀπάτων νῦν ἀγορεύω, ὑπὲρ τῆς ἀληθείας πρὸς τὰς ποιητῶν φαντασίας.
Version française :
Jason, fils d’Æson, fut envoyé par Pélias, son oncle, pour rapporter la toison d’or de Colchide, espérant secrètement qu’il pérît en chemin. Avec l’aide d’Athéna, il fit construire le navire Argo et rassembla les plus grands héros de Grèce, les Argonautes. Après de nombreuses épreuves, guidé par Médée, la fille du roi Éétès, il parvint à endormir le dragon gardien grâce à un philtre magique. Il s’empara alors de la toison, symbole de pouvoir et de richesse, avant de fuir avec Médée, qui trahit son propre père par amour pour lui. Mais où est la gloire dans une victoire obtenue par la ruse et la trahison ? Les dieux eux-mêmes semblaient se détourner d’un tel exploit, car Jason, malgré son succès, connut une fin misérable, abandonné de tous.
Version grecque (dialecte attique) :
Ἰάσων, ὁ Αἴσονος υἱός, ὑπὸ Πελίου, τοῦ θείου, ἐπὶ τὴν Κολχικὴν χρυσόμαλλον δέρμα κομίσαι πέμπεται, ἐλπίζοντος ἐκείνου αὐτὸν ἐν τῇ ὁδῷ ἀπολέσθαι. ἀλλ’ Ἀθηνᾶς βοηθείας τυχὼν ναῦν τε Ἄργω κατεσκεύασε καὶ τοὺς ἄριστους τῶν Ἑλλήνων ἥρωας, τοὺς Ἀργοναύτας, συνήγαγε. πολλοῖς δὲ κινδύνοις διελθών, Μήδειας τῆς Αἰήτου θυγατρὸς ἐρασθείσης, φαρμάκοις τὸν δράκοντα καθεύδοντα ποιήσας, τὸ δέρμα ἥρπασε, πλοῦτον καὶ δύναμιν σημαῖνον. μετὰ δὲ Μήδειας, πατρὸς προδοσίας ἕνεκεν, ἔφυγε. ἀλλ’ ποῦ τὸ κλέος ἐν νίκῃ δόλῳ καὶ προδοσίᾳ κτηθείσῃ; οὐδ’ αὐτοὶ γὰρ οἱ θεοὶ τοῦτο τὸ ἔργον ἐδοξάζον· ὁ γὰρ Ἰάσων, κἂν εὐτυχῶς τὸ δέρμα κομίσας, ἐσχάτως ἐτελεύτα, ὑπὸ πάντων ἐγκαταλελειμμένος.
Voici les arguments qui permettent de contester la crédibilité du récit de Jason et la toison d’or, selon les six critères rhétoriques :
À propos de Jason et de la toison d’or, nous montrerons :
D’après la personne (πρόσωπον) :
Il n’est pas crédible (ἀπίθανον) qu’un jeune homme inexpérimenté comme Jason, élevé dans l’ombre de son oncle Pélias, ait pu rassembler et commander les plus grands héros de Grèce. Un chef de cette envergure aurait dû être un guerrier éprouvé, non un exilé sans renom.
D’après l’action (πρᾶξις) :
Il n’est pas vraisemblable (οὐκ εἰκός) qu’un dragon, créature divine et invincible, ait pu être endormi par un simple philtre préparé par une mortelle, fût-elle magicienne. Les dieux n’auraient pas permis qu’un symbole sacré comme la toison d’or soit volé avec une telle facilité.
D’après le lieu (τόπος) :
Il n’est pas crédible (ἀπίθανον) que la toison, gardée en Colchide, un royaume lointain et puissant, ait pu être dérobée sans que le roi Éétès ou ses armées n’interviennent. Un trésor aussi précieux aurait été protégé par des défenses bien plus redoutables.
D’après le temps (χρόνος) :
Il n’est pas vraisemblable (οὐκ εἰκός) que Jason ait pu accomplir un voyage aussi périlleux, traversant des mers inconnues et affrontant des monstres, en si peu de temps. Les navigations de l’époque étaient lentes et dangereuses, et une expédition de cette ampleur aurait pris des années.
D’après la manière (τρόπος) :
Il n’est pas crédible (ἀπίθανον) que Jason ait pu s’emparer de la toison grâce à la trahison de Médée, fille du roi. Une princesse aussi puissante et respectée n’aurait pas abandonné son père et son peuple pour un étranger, surtout sans garantie de protection ou d’honneur.
D’après la cause (αἰτία) :
Il n’est pas crédible (ἀπίθανον) que Pélias, un roi rusé et cruel, ait envoyé Jason dans une quête aussi dangereuse en espérant simplement sa mort. S’il voulait vraiment se débarrasser de lui, il aurait pu le faire tuer discrètement, sans risquer de perdre la toison ou d’attirer la colère des dieux.
Ἐπὶ τοῦ Ἰάσονος καὶ τοῦ χρυσομάλλου δέρματος, ἐπεξελευσόμεθα,
Contestation du récit de Jason et la toison d’or :
[Personne]
Comment croire que Jason, un jeune homme sans expérience, ait pu rassembler et diriger les plus grands héros de Grèce ? Un chef digne de ce nom aurait dû être un guerrier aguerri, non un exilé sans renom. Les Argonautes, ces héros légendaires, auraient-ils vraiment suivi un homme aussi insignifiant ? Et Pélias, ce roi rusé, aurait-il confié une mission aussi périlleuse à un neveu qu’il méprisait ? Non, cela relève de l’absurdité !
[Action]
Un dragon, créature divine et invincible, endormi par un simple philtre ? Les dieux auraient-ils permis qu’un symbole sacré comme la toison d’or soit volé avec une telle facilité ? Et comment Médée, une simple mortelle, aurait-elle pu préparer un philtre assez puissant pour neutraliser une créature aussi redoutable ? Cela défie toute logique et toute connaissance des forces divines.
Et quand bien même ce serait possible, est-ce vraisemblable ?
[Lieu]
La toison d’or, gardée en Colchide, un royaume lointain et puissant, aurait-elle pu être dérobée sans que le roi Éétès ou ses armées n’interviennent ? Un trésor aussi précieux aurait été protégé par des défenses bien plus redoutables que celles décrites. Les poètes nous prennent-ils pour des sots en nous faisant croire qu’un tel exploit aurait pu se dérouler sans résistance ?
[Temps]
Jason aurait-il pu accomplir un voyage aussi périlleux, traversant des mers inconnues et affrontant des monstres, en si peu de temps ? Les navigations de l’époque étaient lentes et dangereuses. Une expédition de cette ampleur aurait pris des années, et non quelques mois comme le suggèrent les récits.
[Manière]
Jason s’empare de la toison grâce à la trahison de Médée, fille du roi. Une princesse aussi puissante et respectée aurait-elle abandonné son père et son peuple pour un étranger, sans garantie de protection ou d’honneur ? Cela relève de la pure fiction, conçue pour ajouter du drame à une histoire déjà invraisemblable.
[Cause]
Pélias, un roi rusé et cruel, aurait-il envoyé Jason dans une quête aussi dangereuse en espérant simplement sa mort ? S’il voulait vraiment se débarrasser de lui, il aurait pu le faire tuer discrètement, sans risquer de perdre la toison ou d’attirer la colère des dieux. Cette mission n’était qu’un prétexte mal conçu, indigne d’un stratège aussi avisé que Pélias.
[Défaut / Excès]
Pourquoi les poètes omettent-ils de décrire les défenses réelles de la toison d’or ? Où sont les armées, les pièges, les sorts jetés par Éétès pour protéger un trésor aussi précieux ? À l’inverse, pourquoi insistent-ils sur des détails inutiles, comme les amours de Médée, qui n’ajoutent rien à la crédibilité du récit ?
[Contradictoire]
Comment concilier la ruse de Jason, qui utilise un philtre pour endormir le dragon, avec l’idée qu’il soit un héros digne de ce nom ? Un héros devrait triompher par la force et le courage, non par la tromperie et la magie.
[Ordre]
Pourquoi Jason, après avoir volé la toison, ne fait-il pas face à des conséquences immédiates ? Les dieux, qui protègent les serments et les trésors sacrés, auraient dû le punir sur-le-champ. Pourtant, il s’échappe sans encombre, comme si les lois divines n’existaient pas.
[Inconvenant]
Comment un héros comme Jason, censé incarner la vertu et l’honneur, peut-il triompher grâce à la trahison et à la magie ? Un tel comportement ne sied pas à un héros grec, qui devrait triompher par la force et le courage.
[Inopportun]
Ce récit ne peut servir de modèle moral. Il glorifie la ruse, la trahison et la magie, plutôt que la bravoure et la loyauté. Que doivent en penser les jeunes Athéniens, si ce n’est que la fin justifie les moyens, même les plus vils ?
Qu’on en finisse avec ces fables indignes de notre intelligence ! Les poètes, en nous racontant ces histoires, ne cherchent qu’à nous émerveiller, non à nous instruire. La vérité, elle, exige rigueur et cohérence, et c’est pourquoi je rejette ce récit comme une chimère, indigne de notre héritage grec.
Ἐλέγχου λόγος περὶ τοῦ Ἰάσονος καὶ τοῦ χρυσομάλλου δέρματος :
[Πρόσωπον]
Πῶς πιστεύειν χρὴ τὸν Ἰάσωνα, νεανίσκον ἄπειρον ὄντα, τοὺς ἄριστους τῶν Ἑλλήνων ἥρωας συναγαγεῖν καὶ ἄρχειν; ἡγεμὼν γὰρ ἄξιος πολέμων τε καὶ κινδύνων πεῖραν ἔχων δεῖν ἦν, οὐ φυγὰς ἄσημον. οἱ δὲ Ἀργοναῦται, ἥρωες ὄντες, ἆρ’ ἂν ἠκολούθησαν ἀνδρὶ τοσούτῳ ἀδόξῳ; καὶ Πελίας, ὁ πανουργός, πῶς ἂν τοιαύτην ἐπιχείρησιν νεωτέρῳ, ὃν ἐμίσει, ἐπιστεύσας ἀπέστειλε; οὐδὲν γὰρ τούτων λογισμῷ χρῆται, ἀλλ’ εἰς τὸ ἄτοπον ἐκτρέπει.
[Πρᾶξις]
Δράκοντα, θειοῦ τινος καὶ ἀήττητον ὄντα, φαρμάκῳ βροτείῳ καθεύδειν; οὐδ’ ἂν οἱ θεοὶ ἐπέτρεψαν τὸ ἱερὸν δέρμα οὕτω ῥᾳδίως ἁρπάζεσθαι. πῶς δὲ Μήδεια, θνητή, φάρμακον τοσοῦτον δυνατὸν ἐσκεύασεν ὥστε θηρίον ἀνίκητον νικῆσαι; ταῦτα πάντα τῇ λογικῇ τε καὶ τῇ θεῶν δυνάμει μάχεται.
Κἂν ταῦτα παραχωρήσωμεν, εἰκός ἐστιν;
[Τόπος]
Τὸ χρυσόμαλλον δέρμα, ἐν Κολχίδι φρουρούμενον, βασιλείῳ μεγάλῳ καὶ ἰσχυρῷ, πῶς ἂν ἁρπαγῇ λάθοι, μήτε Αἰήτης μήτε αἱ δυνάμεις αὐτοῦ ἐπιόντος; θησαυρὸς τοσοῦτος πολὺ κρείττοσιν ἂν ἐφύλαττετό φρουραῖς. ἆρα οἱ ποιηταὶ ἡμᾶς ἠλίθιοι νομίζουσιν, ὡς ἂν πιστεύοιμεν ἄνευ ἀντιστάσεως τοιαῦτα γίνεσθαι;
[Χρόνος]
Πῶς δ’ ὁ Ἰάσων τοσαύτας θαλάττας ἀγνοούμενας διελθὼν καὶ τέρατα ἀντισχὼν ἐν τοσούτῳ χρόνῳ τὸ ἔργον ἐτελέσατο; αἱ γὰρ πλοῖ βραδεῖαι καὶ ἐπικίνδυνοι ἦσαν· στρατεία δὲ τοσαύτη ἐτῶν δεῖν ἦν, οὐ μηνῶν, ὡς οἱ μῦθοι λέγουσιν.
[Τρόπος]
Μήδεια, βασιλέως θυγάτηρ, πῶς ἂν πατρὸς καὶ λαοῦ προδοῦσα ξένῳ ἀνδρὶ ἑαυτὴν ἐπίστευσεν; οὐδ’ ἂν γὰρ παρθένος τοσαύτης δυνάμεως καὶ τιμῆς ἄνευ ἀσφαλείας ἢ δόξης τολμήσειε τοιοῦτον ἔργον. πᾶν τοῦτο πλάσμα ἐστὶ ποιητῶν, ὥστε τὸν μῦθον δραματικώτερον ποιῆσαι.
[Αἰτία]
Πελίας, ὁ πανουργός, πῶς ἂν Ἰάσωνα ἐπ’ οὕτω σφαλερᾷ στρατείᾳ ἀπέστειλε, ἐλπίζων μόνην αὐτοῦ τελευτήν; εἰ γὰρ ἀποκτείναι βούλοito, ἄνευ κινδύνου καὶ θεῶν ὀργῆς ἂν ἐποιήσατο. ἡ ἀποστολὴ οὐκ ἦν εὐλογιστός, ἀλλ’ ἀπόδηλος πρόσχημα.
[Ἔλλειψις / Πλεονασμός]
Διὰ τί οἱ ποιηταὶ παραλείπουσι τὰς ἀληθινὰς φρουρὰς τοῦ δέρματος; ποῦ εἰσὶν οἱ στρατιῶται, αἱ παγίδες, αἱ ἐπῳδαὶ τοῦ Αἰήτου; τί δ’ ἐπιμελῶς διηγοῦνται περὶ τῶν ἐρώτων τῆς Μήδειας, ἃ οὐδὲν προσφέρει τῇ πίστει τοῦ λόγου;
[Ἀντιφατικόν]
Πῶς ὁ Ἰάσων, δόλῳ καὶ φαρμάκῳ χρώμενος, ἥρως ἂν νομίζοιτο; ἥρωες γὰρ ἰσχύι καὶ ἀνδρείᾳ, οὐ δόλῳ καὶ μαγείᾳ, νικῶσι.
[Τάξις]
Διὰ τί ὁ Ἰάσων, κλέψας τὸ δέρμα, οὐκ εὐθὺς ἐτιμωρήθη ὑπὸ θεῶν; οἱ γὰρ θεοὶ τὰ ἱερὰ φυλάττουσι· τὸ δὲ αὐτὸν ἀζήμιον φεύγειν ἀπίθανόν ἐστιν, ὡς εἰ μὴ οἱ θεοὶ ἐπελάθοντο τῆς δίκης.
[Ἀπρεπές]
Πῶς ἂν ἥρως ὢν ὁ Ἰάσων δόλῳ καὶ προδοσίᾳ ἐνίκησεν; οὐ γὰρ τοῦτο ἥρωος ἔργόν ἐστιν, ἀλλὰ ἀνδρὸς φαύλου. ἡ νίκη χρὴ κατ’ ἀρετὴν καὶ ἀνδρείαν γίγνεσθαι, οὐ κατὰ τὴν ῥᾳθυμίαν καὶ τὴν ἀπάτην.
[Ἀσύμφορον]
Οὐκ ἔστι τοῦτος ὁ μῦθος πρός τε παίδευσιν χρήσιμος. δόλον γὰρ καὶ προδοσίαν ὑμνεῖ, οὐκ ἀρετήν. τί οὖν οἱ νέοι ἂν μαθόντες ἐκ τούτου; ὅτι τὸ τέλος δικαιοῖ τὰ μέσα, κἂν πονηρὰ ᾖ;
Παυσώμεθα τῶν μύθων τούτων, οἳ οὐκ ἡμῶν τῆς διανοίας ἄξιοί εἰσιν! οἱ ποιηταὶ θαυμάζειν μὲν ἡμᾶς βούλονται, διδάσκειν δ’ οὐκ ἐπιχειροῦσι. ἡμῖν δὲ ἡ ἀλήθεια σὺν λόγῳ καὶ συνεσει χρὴ ζητεῖσθαι· διὸ καὶ τὸν λόγον τοῦτον ὡς ψεύδος ἀποδοκιμάζομεν, ἀνάξιον τῆς Ἑλληνικῆς παιδείας.